Pubalgie : reconnaître, soulager, reprendre le sport sans rechute (Guide 2026)
Mia Stiel
Ostéopathe D.O. · Lyon 3
21 mai 2026
·Revu 21 mai 2026

Article rédigé par Mia Stiel, ostéopathe D.O. diplômée d'État, exerçant à Lyon 3 (57 rue de la Part-Dieu). Mis à jour en mai 2026.
Vous êtes parti taper le ballon au stade ou faire votre footing autour du Parc de la Tête d'Or, et cette douleur à l'aine s'est installée sans prévenir. Au début, elle gênait juste au démarrage. Aujourd'hui, elle tire dans le bas-ventre quand vous toussez, vous gratte au moment de sortir de la voiture, vous oblige à hésiter avant chaque accélération. Vous avez peut-être tenté de jouer avec, comme beaucoup d'amateurs, en espérant qu'elle passerait toute seule.
La pubalgie n'est pas une fatalité, mais elle ne disparaît jamais d'elle-même quand elle est installée. Elle touche 10 à 11 % des footballeurs, et plus de la moitié des joueurs au cours de leur carrière, selon les données de la FFF. Elle concerne aussi les coureurs à pied, les rugbymen, les joueurs de tennis, et — c'est moins connu — les femmes enceintes au 6e mois et les jeunes mères en post-partum. Ce guide vous donne la marche à suivre : reconnaître la forme dont vous souffrez, comprendre pourquoi le repos seul ne suffit jamais, savoir quand consulter un ostéo, un kiné, un médecin du sport ou un chirurgien.
L'essentiel à retenir
La pubalgie est une douleur de la région pubienne qui regroupe trois formes principales : la tendinopathie des adducteurs (la plus fréquente), la pubalgie pariéto-abdominale (insuffisance de la paroi abdominale) et l'ostéoarthropathie pubienne (souffrance de la symphyse). Elle naît d'un déséquilibre musculaire entre les adducteurs et la sangle abdominale, aggravé par les sports de pivot et de relance. Le traitement repose sur le repos relatif, le renforcement excentrique des adducteurs et du gainage, la kinésithérapie en première ligne, et l'ostéopathie en complément pour libérer le bassin, le psoas et le diaphragme. La chirurgie ne concerne qu'une minorité de formes pariéto-abdominales résistantes. La reprise du sport demande entre 6 semaines et 3 mois selon la forme.

Qu'est-ce que la pubalgie exactement ?
La pubalgie est un terme générique qui désigne toute douleur de la région pubienne et de l'aine d'origine musculo-tendineuse, articulaire ou pariétale. Le mot vient simplement de pubis + algie (douleur). Derrière ce nom unique se cachent en réalité plusieurs pathologies bien distinctes que les sociétés savantes ont tenté de classer pour clarifier la prise en charge.
Au carrefour pubien, deux groupes musculaires opposés s'insèrent sur le même os. D'un côté, les adducteurs (long, court et grand adducteur, gracile, pectiné) tirent la cuisse vers l'intérieur et vers le bas. De l'autre, les muscles abdominaux (grand droit, obliques, transverse) tirent le tronc vers l'avant et le haut. Quand l'équilibre entre ces deux groupes se rompt — ce qui arrive presque toujours quand on augmente trop vite la charge sportive — la symphyse pubienne devient le siège d'un véritable tir à la corde.

Le Doha Agreement de 2014, une consensus international entre médecins du sport et chirurgiens, distingue cinq grandes entités cliniques à l'origine d'une douleur d'aine du sportif : la pubalgie des adducteurs, la pubalgie ilio-psoas, la pubalgie inguinale (pariéto-abdominale), la pubalgie pubienne (ostéo-articulaire) et la pubalgie de hanche. Dans le langage courant, on retient surtout les trois premières.
Quels sont les symptômes typiques d'une pubalgie ?
La douleur d'une pubalgie a une signature reconnaissable. Elle se situe dans la région inguino-pubienne, c'est-à-dire le pli de l'aine et la zone juste au-dessus du pubis. Elle peut être unilatérale ou bilatérale. Au début, elle apparaît seulement à l'effort, surtout sur les accélérations, les changements de direction, les frappes de balle ou les sprints. Avec le temps, elle s'installe pour gêner les gestes du quotidien : sortir d'une voiture, se relever d'un canapé, monter un escalier, et surtout tousser ou éternuer — un signe très évocateur de pubalgie pariéto-abdominale.
Voici les caractéristiques les plus rapportées par les patients sur les forums et au cabinet :
- douleur d'aine reproduite à la pression sur l'insertion des adducteurs ou sur la symphyse pubienne ;
- douleur reproduite par la contraction résistée des adducteurs (serrer un ballon entre les genoux) ;
- douleur des abdominaux à la toux, à l'éternuement, au rire ;
- raideur matinale modérée, qui se dégrade au cours de la journée et de l'entraînement ;
- irradiation possible vers le bas-ventre, la face interne de la cuisse, parfois les testicules.
L'un des verbatims qui revient le plus dans les forums français : « j'ai des douleurs sévères au bas-ventre et à la cuisse après l'entraînement, surtout en toussant ou en me levant du lit ». C'est exactement le tableau d'une forme mixte adducteurs + paroi abdominale, qui représente plus de la moitié des cas vus en cabinet du sport.
Quelles sont les trois grandes formes de pubalgie ?
Distinguer la forme exacte est essentiel car la prise en charge diffère. Voici la classification clinique simplifiée utilisée par la plupart des kinés et médecins du sport.

| Forme | Mécanisme | Signe clinique principal | Prise en charge |
|---|---|---|---|
| Tendinopathie des adducteurs | Surcharge des insertions du long adducteur sur le pubis | Douleur reproduite à la contraction résistée des adducteurs | Repos relatif, excentrique, ostéo, kiné |
| Pubalgie pariéto-abdominale | Insuffisance de la paroi inguinale, orifice trop ouvert | Douleur à la toux, à l'éternuement, à la poussée | Renforcement abdominal, parfois chirurgie |
| Ostéoarthropathie pubienne | Souffrance de la symphyse, micro-déplacements | Douleur sur le pubis lui-même, à la palpation | Repos prolongé, ostéo douce, infiltrations encadrées |
La forme adducteurs représente, selon les séries, 40 à 55 % des cas vus en consultation sport. La forme pariéto-abdominale touche 20 à 30 %, plus souvent les footballeurs et les rugbymen aguerris. La forme pubienne pure est plus rare (10 à 15 %) mais c'est elle qui peut imposer plusieurs mois d'arrêt.
Pubalgie ou autre douleur de l'aine : ne pas se tromper
La région inguino-pubienne abrite tellement de structures qu'une douleur isolée à l'aine peut tromper même un praticien expérimenté. Voici un tableau d'orientation à connaître absolument avant d'attribuer votre douleur à une simple pubalgie.
| Hypothèse | Caractéristique | Examen utile |
|---|---|---|
| Pubalgie | Douleur sur insertions adducteurs ou pubis, déclenchée à l'effort | Échographie ciblée, IRM |
| Hernie inguinale | Voussure visible à la toux, réductible | Échographie dynamique |
| Tendinopathie ischios proximale | Douleur sous la fesse, en position assise prolongée | Voir notre guide sur la tendinopathie sportive |
| Conflit fémoro-acétabulaire | Douleur d'aine + limitation de flexion-rotation interne de hanche | IRM arthroscanner de hanche |
| Lithiase urinaire | Douleur d'aine irradiant aux testicules, brutale | Échographie, bandelette urinaire, médecin |
Si votre douleur s'accompagne d'une voussure à la toux, d'une fièvre, de troubles urinaires ou d'une douleur testiculaire isolée, la priorité n'est pas l'ostéo ni le kiné : c'est un médecin.
Pourquoi ai-je développé une pubalgie ?
Les causes profondes d'une pubalgie sont presque toujours mécaniques et progressives. Aucune blessure n'arrive vraiment par hasard.
Le déclencheur le plus fréquent est une augmentation trop rapide de la charge d'entraînement : reprise de saison, doublement du kilométrage, ajout d'un sport de pivot à votre pratique habituelle, retour de blessure mal géré. Ce surcroît de sollicitation tombe sur des structures musculaires souvent déséquilibrées depuis longtemps : adducteurs courts et rigides, sangle abdominale profonde insuffisante, hyperlordose lombaire, asymétrie du bassin.
Le deuxième facteur, c'est le type de sport pratiqué. Le football reste la pubalgie classique : changements d'appuis, frappes répétées, sprints courts. Le rugby ajoute les chocs et le travail en désaxé. Le hockey sur glace stresse particulièrement les adducteurs. Le tennis sollicite les rotations brutales. La course à pied chronique avec un terrain dur et des chaussures inadaptées peut suffire chez les sportifs très assidus.
Le troisième facteur, plus discret, est postural. Une hyperlordose lombaire (bassin antéversé, fesses en arrière) augmente la tension sur les adducteurs et fragilise la paroi abdominale. C'est un point que l'ostéopathie peut spécifiquement réajuster.
💼 Cas pratique au cabinet de Mia
Patiente de 32 ans, marathonienne amateur, sortie hebdomadaire de 60 km. Plainte : douleur d'aine bilatérale apparue 4 semaines après une reprise post-blessure du mollet. Au bilan : raccourcissement marqué du psoas droit, bassin en antéversion, faiblesse du transverse abdominal, restriction de la mobilité de la symphyse pubienne en cisaillement. Prise en charge : 3 séances ostéo espacées de 15 jours (libération psoas, diaphragme, viscères du petit bassin), en parallèle d'un programme kiné d'excentrique adducteurs et de gainage profond. Résultat : disparition de la douleur à 8 semaines, reprise course progressive à 6 semaines, retour au volume habituel à 12 semaines.
Comment se fait le diagnostic d'une pubalgie ?
Le diagnostic repose d'abord sur l'interrogatoire et l'examen clinique. Un médecin du sport, un kinésithérapeute du sport ou un ostéopathe formé en traumatologie sportive sait reproduire la douleur par des tests précis : palpation des insertions, contraction résistée des adducteurs, manœuvre de Valsalva, tests de provocation du grand droit, examen du pli inguinal.
Les examens complémentaires viennent confirmer et préciser. L'échographie des parties molles est l'examen de première intention : elle visualise les insertions tendineuses, repère les œdèmes et les calcifications, et permet une étude dynamique de la paroi à la toux. L'IRM est l'examen de référence pour les formes complexes ou résistantes : elle montre les œdèmes osseux de la symphyse, les remaniements de l'os pubien, les déchirures musculaires. Les radiographies standard du bassin sont utiles pour éliminer une fracture de fatigue ou une arthropathie.
Si vous tardez à consulter, sachez qu'une pubalgie de plus de trois mois est dix fois plus difficile à soulager qu'une douleur de moins de six semaines. Le délai diagnostic moyen en France reste long, en partie parce que les sportifs amateurs minimisent souvent les premiers signes.
Quel traitement pour une pubalgie ?
Le traitement de la pubalgie est avant tout conservateur. La chirurgie ne concerne qu'une minorité de cas résistants. Le protocole standard combine plusieurs leviers, dans cet ordre.
Phase 1 — Repos relatif et antalgie (semaines 1 à 2). Arrêt complet du sport déclenchant. Maintien d'une activité indolore : marche, vélo doux, natation crawl (éviter la brasse qui sollicite les adducteurs). Glace 15 minutes, 3 fois par jour les premiers jours. Anti-inflammatoires sur prescription médicale, sur une durée brève. Cette phase ne doit pas dépasser 14 jours sous peine de désentraînement et de raideur secondaire.
Phase 2 — Kinésithérapie ciblée (semaines 2 à 8). C'est la pierre angulaire du traitement. Le programme associe étirements doux des adducteurs et du psoas, renforcement excentrique des adducteurs (exercice Copenhagen adduction), travail du transverse abdominal et des obliques, reprogrammation neuromusculaire du gainage profond, correction de l'hyperlordose lombaire. Comptez 15 à 20 séances réparties sur deux mois, avec 3 à 5 sessions hebdomadaires d'auto-rééducation à la maison.
Phase 3 — Ostéopathie en complément. L'ostéopathie agit sur ce que la kiné ne traite pas directement : les dysfonctions du bassin (sacrum, iliaques, symphyse), du diaphragme thoracique et pelvien, du psoas, des viscères du petit bassin, des chaînes myo-fasciales. Le but est de relâcher les tensions qui tirent sur le pubis et de restaurer la mobilité globale.

Phase 4 — Reprise sportive progressive (semaines 6 à 12). Course lente sur sol souple, séances courtes (15 minutes) en début. Augmentation par paliers de 10 % de volume par semaine. Réintroduction progressive des sprints, puis des changements de direction, puis des frappes. La compétition revient en dernier, quand vous tenez 45 minutes de course continue sans douleur ni gêne le lendemain.

En quoi l'ostéopathie aide-t-elle vraiment ?
L'ostéopathie n'a pas vocation à remplacer le travail de fond du kinésithérapeute, qui reste la pierre angulaire du traitement. Elle apporte autre chose : un travail global sur les dysfonctions associées qui entretiennent la douleur ou favorisent les récidives.
Au cabinet, la séance type pour une pubalgie commence par un bilan postural global et un examen précis du bassin, du rachis lombaire et de la cage thoracique. Le travail manuel cible ensuite trois zones clés : la symphyse pubienne et les sacro-iliaques (techniques douces de rééquilibrage), le diaphragme thoracique et le psoas (libération myo-fasciale, étirements posturaux), et les viscères du petit bassin (techniques viscérales douces qui détendent les tensions qui remontent jusqu'au pubis).

L'apport principal de l'ostéo se mesure dans deux situations : les pubalgies récentes, où 2 à 3 séances suffisent souvent à débloquer la situation en parallèle d'un repos relatif ; et les pubalgies chroniques résistantes, où l'ostéo trouve les dysfonctions à distance (bassin, diaphragme, cervicales, cheville) qui empêchent la kiné seule de tenir dans le temps. Pour un sportif assidu de Lyon 3 ou de la Part-Dieu, un suivi tous les 2 à 3 mois en entretien réduit significativement le risque de récidive.
Pubalgie et grossesse : un mécanisme à part
La pubalgie de grossesse est très différente de la pubalgie sportive, et beaucoup de jeunes mères ne savent pas qu'elles en souffrent. Elle apparaît typiquement vers le 6e mois, sous l'effet combiné du poids du bébé qui appuie sur le bassin et de la relaxine, une hormone qui assouplit volontairement les ligaments en vue de l'accouchement. La symphyse pubienne, qui doit s'ouvrir de quelques millimètres pour laisser passer le bébé, peut devenir douloureuse bien avant le terme.
Les signes sont reconnaissables : douleur au pubis qui pique en montant l'escalier, en se relevant du lit, en marchant sur de longues distances, parfois la nuit en se retournant. Le diagnostic est clinique, l'imagerie n'est pas systématique pendant la grossesse. La prise en charge associe repos, port d'une ceinture de soutien pelvien, exercices doux de Kegel et de stabilisation lombo-pelvienne, et ostéopathie spécifique grossesse qui rééquilibre le bassin sans manipulation forte.
Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez notre guide complet sur les bienfaits de l'ostéopathie pendant la grossesse, qui détaille les techniques utilisées et les précautions à chaque trimestre.
En post-partum, la pubalgie peut persister plusieurs semaines, surtout en cas de diastasis abdominal associé (écartement du grand droit). Le travail de l'ostéo s'articule alors avec celui du kiné en rééducation périnéale, dans une logique de récupération abdominale progressive.
Quels profils consultent au cabinet ?
Au cabinet de Lyon 3, la pubalgie n'a pas un seul visage. Les profils rencontrés sont variés et appellent à chaque fois des stratégies adaptées.

- La coureuse amateur en préparation course (35-50 ans) : volume hebdomadaire en hausse, douleur d'aine progressive. L'enjeu est de continuer à entretenir le cardio en piscine ou vélo, tout en libérant le bassin et les adducteurs.
- La sportive amateur (20-40 ans) : pubalgie souvent installée depuis plusieurs semaines avant la consultation, déjà passée par un kiné. L'ostéo intervient sur les blocages persistants, en lien avec la kiné si possible.
- La femme enceinte au 6e mois : douleur de la symphyse pubienne pure, ostéopathie douce spécifique grossesse, sans manipulation forte. Le drainage lymphatique manuel est parfois associé en cas de jambes lourdes coexistantes.
- La jeune mère en post-partum (3 à 12 mois) : pubalgie persistante, souvent associée à un diastasis et à des douleurs lombaires. L'approche est globale et coordonnée avec la kiné de rééducation périnéale.
Cette diversité explique pourquoi la prise en charge ne peut pas être standardisée. Chaque pubalgie demande un bilan global et une stratégie sur mesure.
Comment Mia Stiel vous accompagne à Lyon 3
Au cabinet du 57 rue de la Part-Dieu, la consultation pubalgie dure 45 minutes et coûte 70 €. Elle commence par un bilan complet de votre activité sportive, de l'historique de la douleur et des examens déjà réalisés. Vient ensuite l'examen clinique : palpation des insertions, tests de provocation, bilan postural debout, mobilité du bassin et du rachis. Le travail manuel s'adapte à votre forme : adducteurs, paroi abdominale, symphyse, ou pubalgie de grossesse.
Mia coordonne systématiquement la prise en charge avec votre kinésithérapeute et, si besoin, oriente vers un médecin du sport ou un chirurgien spécialisé en hernie sportive. Pour les sportifs préparant une compétition, un suivi en entretien tous les 2 à 3 mois est proposé pour limiter le risque de récidive.
📅 Prendre rendez-vous : Cabinet de Mia Stiel, 57 rue de la Part-Dieu, 69003 Lyon. Réservez votre consultation ostéo sport sur Doctolib — 45 min / 70 €. Cabinet à 5 minutes à pied de la gare Part-Dieu, ouvert du lundi au samedi.
Pubalgie : ce que les pros conseillent en vidéo
Pour visualiser concrètement les exercices de renforcement excentrique des adducteurs, voici une vidéo pédagogique réalisée par un kinésithérapeute du sport.
Comme l'explique ce kiné, l'exercice Copenhagen adduction est l'un des plus efficaces pour renforcer les adducteurs en excentrique. Pour une prise en charge personnalisée et un programme adapté à votre niveau, prenez RDV avec Mia Stiel sur Doctolib.
Quand faut-il s'inquiéter et consulter rapidement ?
La grande majorité des pubalgies relève de la médecine du sport et de la rééducation. Quelques situations imposent toutefois un avis médical urgent.

- Voussure brutale et irréductible à l'aine après un effort intense → urgences (suspicion de hernie étranglée).
- Fièvre + gonflement local → consultation médicale rapide (suspicion d'infection ou de spondylodiscite pubienne).
- Douleur testiculaire aiguë isolée → urgences urologiques (torsion à éliminer).
- Troubles urinaires (brûlures, sang) avec douleur d'aine → médecin traitant ou urgences selon intensité.
En dehors de ces signaux, une douleur d'aine évoluant depuis plus de deux semaines justifie une consultation médicale ou paramédicale en première intention. Le médecin du sport est en général le mieux placé pour poser le diagnostic et coordonner. À Lyon, plusieurs cabinets de médecine du sport sont accessibles à 10 minutes de la Part-Dieu.
Prévenir la pubalgie : trois gestes qui changent tout
La meilleure pubalgie est celle qu'on évite. Trois grands axes diminuent significativement le risque, surtout chez les sportifs réguliers.
D'abord, rééquilibrer la sangle abdominale et les adducteurs. Deux séances hebdomadaires de gainage profond (planche statique, planche dynamique, exercices Copenhagen adduction) suffisent à maintenir l'équilibre musculaire après 30 ans. Ce n'est pas spectaculaire, c'est juste essentiel.
Ensuite, respecter la règle des +10 % par semaine. Augmenter le kilométrage hebdomadaire ou le volume d'entraînement de plus de 10 % multiplie par 2 le risque de pubalgie et de tendinopathie. Cette règle s'applique à la reprise après blessure comme à la préparation d'objectifs (marathon, saison de foot).
Enfin, écouter les signaux faibles. Une raideur d'aine matinale qui dure plus d'une semaine, une douleur qui revient à chaque sortie de course, une tension qui s'installe au pli inguinal : ce sont des signes d'alerte précoce qu'il faut prendre au sérieux. Une consultation ostéo dédiée au sport ou un bilan kiné à ce stade évite presque toujours la pubalgie installée.
Questions Fréquentes
Combien de temps dure une pubalgie ?
Pour une pubalgie récente prise en charge dès les premiers signes, comptez 6 à 8 semaines de récupération avec repos relatif, kinésithérapie ciblée et ostéopathie associée. Pour une pubalgie installée depuis plus de trois mois, la guérison demande 3 à 6 mois selon une étude publiée dans le Pan African Medical Journal en 2016 sur 128 joueurs. Les formes pariéto-abdominales résistantes peuvent relever d'un avis chirurgical.
Peut-on continuer à courir avec une pubalgie ?
Pas pendant la phase aiguë. Tant que la douleur dépasse 3 sur 10 pendant l'effort ou s'aggrave dans les 24 heures suivantes, la course est à proscrire. Le vélo, la natation et la marche restent autorisés s'ils sont indolores. La reprise progressive du footing se fait sur sol souple, séances courtes et fréquentes, dès que les tests cliniques de provocation sont négatifs, généralement entre la 4e et la 8e semaine.
Pubalgie ou hernie inguinale, comment savoir ?
La pubalgie est une douleur tendino-musculaire de la région pubienne, sans masse palpable. La hernie inguinale se reconnaît à une voussure visible au pli de l'aine, qui apparaît à la toux ou à la poussée et disparaît en position allongée. Une échographie dynamique et un examen clinique par un médecin permettent de trancher. La hernie inguinale du sportif relève souvent de la chirurgie quand elle est symptomatique.
L'ostéopathie peut-elle soigner la pubalgie ?
L'ostéopathie ne soigne pas seule une pubalgie, mais elle est un complément précieux à la kinésithérapie. Au cabinet, le travail porte sur les dysfonctions du bassin, du diaphragme, du psoas et des viscères du petit bassin, qui tirent sur la symphyse pubienne. Comptez 3 à 5 séances espacées de 2 à 3 semaines, en parallèle d'un protocole de renforcement excentrique mené par votre kiné.
Pubalgie de grossesse et pubalgie sportive, est-ce pareil ?
Non, ce sont deux mécanismes différents. La pubalgie de grossesse, ou douleur de la symphyse pubienne, apparaît vers le 6e mois sous l'effet du poids du bébé et de la relaxine qui assouplit les ligaments. Elle disparaît le plus souvent après l'accouchement. La pubalgie sportive, elle, traduit un déséquilibre musculaire entre les adducteurs et la sangle abdominale, indépendamment de toute grossesse.
Faut-il opérer une pubalgie ?
Très rarement. La chirurgie ne se discute que pour les pubalgies pariéto-abdominales résistant à 3 à 6 mois de traitement médical bien conduit, avec une imagerie qui confirme une insuffisance pariétale et un orifice inguinal trop ouvert. Pour les pubalgies des adducteurs, le traitement reste conservateur dans plus de 90 % des cas, selon les recommandations du Doha Agreement.
Le short de contention type BSB est-il vraiment efficace ?
Les shorts de contention pubienne offrent un soulagement antalgique à court terme en comprimant la zone et en limitant les tractions sur la symphyse. Ils n'agissent pas sur la cause du déséquilibre musculaire. Ils sont utiles en phase de reprise sportive prudente, pendant les compétitions, mais ne remplacent pas la rééducation excentrique des adducteurs et le travail du gainage profond.
Quels signes doivent m'envoyer aux urgences ?
Une voussure inguinale brutale après un effort intense, surtout si elle ne se réduit plus en position allongée, peut évoquer une hernie étranglée et impose les urgences. Une douleur pubienne associée à de la fièvre, à des saignements génitaux, à une douleur testiculaire aiguë ou à des troubles urinaires nécessite un avis médical rapide.
Conclusion
La pubalgie est rarement une catastrophe quand elle est repérée tôt. Elle devient handicapante quand on la laisse s'installer en espérant qu'elle passera toute seule. Repos relatif, renforcement excentrique des adducteurs, gainage profond, kinésithérapie en première ligne, ostéopathie en complément : la combinaison de ces leviers permet à plus de 90 % des sportifs amateurs de retrouver leur niveau en 6 à 12 semaines, sans chirurgie.
Si vous reconnaissez vos symptômes dans ce guide, n'attendez pas trois mois avant de consulter. Le délai compte plus que tout le reste.
📅 Prendre rendez-vous au cabinet : Mia Stiel, ostéopathe D.O. spécialisée sport et périnatalité, 57 rue de la Part-Dieu, 69003 Lyon. Consultation sur Doctolib — 45 min / 70 €. Du lundi au samedi.
Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale. Si vos symptômes persistent ou s'aggravent, consultez votre médecin traitant ou un médecin du sport.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une pubalgie ?
Pour une pubalgie récente prise en charge dès les premiers signes, comptez 6 à 8 semaines de récupération avec repos relatif, kinésithérapie ciblée et ostéopathie associée. Pour une pubalgie installée depuis plus de trois mois, la guérison demande 3 à 6 mois selon une étude publiée dans le Pan African Medical Journal en 2016 sur 128 joueurs. Les formes pariéto-abdominales évoluant depuis plus de six mois et résistantes peuvent relever d'un avis chirurgical.
Peut-on continuer à courir avec une pubalgie ?
Pas pendant la phase aiguë. Tant que la douleur dépasse 3 sur 10 pendant l'effort ou s'aggrave dans les 24 heures suivantes, la course est à proscrire. Le vélo, la natation et la marche restent autorisés s'ils sont indolores. La reprise progressive du footing se fait sur sol souple, séances courtes et fréquentes, dès que les tests cliniques de provocation sont négatifs, généralement entre la 4e et la 8e semaine.
Pubalgie ou hernie inguinale, comment savoir ?
La pubalgie est une douleur tendino-musculaire de la région pubienne, sans masse palpable. La hernie inguinale se reconnaît à une voussure visible au pli de l'aine, qui apparaît à la toux ou à la poussée et disparaît en position allongée. Une échographie dynamique et un examen clinique par un médecin permettent de trancher. La hernie inguinale du sportif relève souvent de la chirurgie quand elle est symptomatique.
L'ostéopathie peut-elle soigner la pubalgie ?
L'ostéopathie ne soigne pas seule une pubalgie, mais elle est un complément précieux à la kinésithérapie. Au cabinet, le travail porte sur les dysfonctions du bassin, du diaphragme, du psoas et des viscères du petit bassin, qui tirent sur la symphyse pubienne. Comptez 3 à 5 séances espacées de 2 à 3 semaines, en parallèle d'un protocole de renforcement excentrique mené par votre kiné. Sans renforcement, l'ostéo seule ne tient pas dans le temps.
Pubalgie de grossesse et pubalgie sportive, est-ce pareil ?
Non, ce sont deux mécanismes différents. La pubalgie de grossesse, ou douleur de la symphyse pubienne, apparaît vers le 6e mois sous l'effet du poids du bébé et de la relaxine qui assouplit les ligaments. Elle disparaît le plus souvent après l'accouchement. La pubalgie sportive, elle, traduit un déséquilibre musculaire entre les adducteurs et la sangle abdominale, indépendamment de toute grossesse. Les deux répondent bien à une prise en charge ostéopathique adaptée.
Faut-il opérer une pubalgie ?
Très rarement. La chirurgie ne se discute que pour les pubalgies pariéto-abdominales résistant à 3 à 6 mois de traitement médical bien conduit, avec une imagerie qui confirme une insuffisance pariétale et un orifice inguinal trop ouvert. Pour les pubalgies des adducteurs, le traitement reste conservateur dans plus de 90 % des cas, selon les recommandations du Doha Agreement (2014). La cœlioscopie est devenue la voie de référence quand l'indication est posée.
Le short de contention type BSB est-il vraiment efficace ?
Les shorts de contention pubienne, popularisés par le rugby de haut niveau, offrent un soulagement antalgique à court terme en comprimant la zone et en limitant les tractions sur la symphyse. Ils n'agissent pas sur la cause du déséquilibre musculaire. Ils sont utiles en phase de reprise sportive prudente, pendant les compétitions, mais ne remplacent pas la rééducation excentrique des adducteurs et le travail du gainage profond.
Quels signes doivent m'envoyer aux urgences ?
Une voussure inguinale brutale après un effort intense, surtout si elle ne se réduit plus en position allongée, peut évoquer une hernie étranglée et impose les urgences. Une douleur pubienne associée à de la fièvre, à des saignements génitaux inhabituels, à une douleur testiculaire aiguë ou à des troubles urinaires nécessite un avis médical rapide. En dehors de ces signaux, une douleur d'aine évoluant depuis plus de deux semaines justifie une consultation médicale ou paramédicale en première intention.
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